Compagnonnage

Le Heaume, Normandie, France – Compagnonnage avec Abbi Patrix

« Le compagnonnage, un réseau de transmission des savoirs, des savoir-faire et des identités à travers l’artisanat. »”

(Définition inscrite sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO)

Le conteur est un artiste singulier.

Singulier:

  • Quelqu’un qui se distingue, qui ne ressemble pas aux autres. Un esprit singulier. 
Ce qui est rare.

  • Quelqu’un d’excentrique, qui met un point d’honneur à se démarquer. Il est singulier dans ses opinions, dans son langage, dans sa manière d’agir.

  • Cela signifie également extraordinaire ; c’est un fait des plus singuliers, une aventure singulière.


Le conte est un art pluriel

Le paradoxe du conteur réside dans le fait qu’il développe sa singularité afin de la partager avec une communauté lors d’un acte public. Une communauté éphémère devant un public très varié, allant des enfants aux adultes, en groupes homogènes et en public mixte. Que ce soit dans un espace intime ou sur scène, sans une forme de reconnaissance de la part du public, le conteur n’existe pas.

Il recherche donc constamment un équilibre entre le singulier et le pluriel.

Le conteur doit être en paix avec lui-même ; c’est sa posture et son engagement qu’il partage avec le public. Il assume pleinement la responsabilité du fond et de la forme de ce qu’il présente ; il se produit partout où il va sans quatrième mur et ne peut se cacher derrière quoi que ce soit.

La curiosité, l’expérimentation, la prise de risques et la compréhension des langages à l’œuvre dans la performance orale sont autant de facteurs qui ne s’apprennent pas isolément.

L’autre est un miroir généreux qui aide à approfondir son art sans se dépouiller de son inspiration artistique personnelle. C’est là le chemin vers la liberté et la créativité du conteur.

Une nouvelle forme d’école d’art prend forme, où les approches transgénérationnelles et multidisciplinaires deviennent essentielles.

C’est ce double mouvement — singulier et pluriel — que je souhaite soutenir.

Son art, lui aussi, est aux multiples facettes. C’est un savant mélange d’écriture, de prestation orale, d’improvisation, d’adaptation, de projection vocale, de présence physique et de compréhension de l’espace, du son et de la lumière. Des cadres intimes aux représentations publiques, au fil des années, le conteur se construit un répertoire de récits forgés par l’expérience du public, qui devient sa voix.

Pour évoluer, le conteur peut choisir de travailler en groupe avec des pairs et de chercher du soutien dans son développement.

Le groupe devient alors un espace privilégié pour cultiver son individualité au sein d’un collectif et se préparer à s’exprimer en public dans un esprit de partage.

Dès le début, j’ai pensé que Le Heaume serait un lieu de soutien. Il me permet cette approche indépendante et libre, me donnant la possibilité de soutenir les autres et d’être moi-même soutenu. Cette approche est un échange avec d’autres artistes, d’autres générations, d’autres disciplines, sans hiérarchie, mais qui reconnaît et s’appuie sur ce que chacun peut apporter à l’autre tout en se développant soi-même et en développant son art.

Le mentorat est une approche artistique qui résonne parfaitement avec l’art du conte.

Accompagner, ce n’est pas diriger ; c’est chercher ensemble avec rigueur, en veillant constamment à ce que la dualité entre le singulier et le pluriel se nourrisse mutuellement dans un mouvement fécond.

Details:

  • Le Heaume est mon nouveau lieu dédié aux résidences et au compagnonnage.

  • Il y a une grange dotée d’une scène de 5m x 6m, parfaite pour travailler à la lumière du jour.

  • Le lieu est magnifique, à seulement deux heures de Paris.

  • Plus de 15 artistes ont déjà fait l’expérience de ce lieu.

  • Cela correspond à ce que j’aime faire aujourd’hui.

  • Le compagnonnage.

Bienvenue à tous ceux qui souhaitent travailler avec moi.